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Que la lumière soit

“Et Dieu dit alors : “ Que la lumière soit ! ” Et la lumière fut. Dieu vit que la lumière était bonne, et il sépara la lumière des ténèbres. Il appela la lumière : « jour » et les ténèbres : « nuit ». Il y eut un soir, puis un matin. Ce fut le premier jour.”

Genèse 1. 3-6

La vie est surprenante. Elle nous présente des chemins inattendus.

Elle se pare de beaux habits au printemps, nous caresse de ses rayons de soleil chatoyants. Elle est annonciatrice de joie, de gaîté, de douceur. La nature déploie ses bourgeons qui naissent et éclosent. Leur vivacité est signe de réussite et d’accomplissement.

Puis succède l’été, avec ses moments intenses, ses fêtes, ses éclats de rires. Le soleil se fait plus chaud, plus beau. Il brûle même parfois mais on n’y prend point garde. Le moment est tellement délicieux qu’on lui concède ces quelques inconvénients. On passe un baume réparateur sur la zone irritée et on retourne profiter de sa chaleur. On se prélasse, on se détend, on pratique de nouvelles activités, on s’essaye à de nouvelles expériences. Toujours partant et plein d’entrain, on veut savourer pleinement cette saison estivale. Que l’on soit plutôt mer ou montagne, randonnée ou farniente, kitesurf ou plongée sous marine, l’été est le temps du plaisir et du divertissement. Notre esprit se met en pause : on décompresse !!

Et voici que très rapidement, l’automne pointe le bout de ses feuilles. Avec son manteau aux couleurs jaunes, rouges, pourpres, orangées, il nous entoure d’un cocon de tendresse.
C’est une saison paradoxale.
Alors même qu’elles tapissent le sol d’un somptueux patchwork de feuillage multicolore, les branches nous égratignent sur notre passage.
Il flotte pourtant dans l’air une odeur qui rafraîchit le corps, draine les poumons et aère l’esprit.
C’est le temps des balades, des promenades en forêt . La végétation émet un agréable craquement sous le pied. Les sens sont en émoi.
La singularité de cette période est que l’émerveillement qu’elle procure n’est autre que le chant de la nature qui se meurt. Nous sommes entre joie et douleur. Le temps est propice à l’espoir ou à la déception. Les deux d’ailleurs s’entremêlent souvent à tel point que l’on peut avoir l’impression d’être dans un état second.

Et plus tôt qu’on ne le souhaiterait, le vent de l’hiver se fait entendre. Il vient du nord. Il gronde de sa voix tumultueuse. Il nous gifle le visage, nous glace les oreilles et nous gerce la peau. Il est claquant, cinglant et son chant est monotone.
La lumière se fait rare, le jour se fait sombre. Alors on allume un feu pour essayer de se réchauffer. Mais cette chaleur reste éphémère. Très vite, le froid s’initie de nouveau et lentement il refroidit nos mains, notre cœur.
La gorge s’irrite, la maladie rôde puis s’installe. Notre corps est fiévreux, nous avons les yeux vitreux et les maux de tête sont si intenses que même nos pensées nous semblent trop lourdes.
Les nuit sont interminables. Le réveil et le coucher se font dans les mêmes nuances de gris. La couleur n’est plus. Les larmes se vivent dans le silence et la pénombre.

Toutes les saisons ont une durée égale, mais cette dernière semble toujours être deux fois plus longue.
C’est là, dans le creux de la tempête que les forces viennent à manquer, que le désespoir naît et que l’on entend l’ennemi nous susurrer que l’hiver n’aura pas de fin. Fatigués, affaiblis, nous sommes sensibles à ses mensonges.

C’est à ce moment précis qu’il nous faut apprendre à écouter.
Écouter la voix douce et délicate du Père qui répète sans se lasser, tel le murmure d’une source d’eau dans notre âme : “Je suis là … Je SUIS”.
Il nous enseigne, nous guide, nous montre le véritable chemin qu’Il ouvre pour nous dans le noir. La lumière qui luit à chacun de nos pas et Sa présence qui nous précède et nous accompagne.
Il nous dit qu’aussi certain qu’Il est Dieu, après le soir, vient le matin. La nuit ne dure pas toujours. Le soleil se lève chaque jour sur la création, sans jamais faillir. De même, après l’hiver, le printemps revient assurément.
Et même si les cycles sont perturbés par les actes inconscients que posent les hommes, le Créateur a établi une loi immuable : la lumière chasse toujours les ténèbres.

“Il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le premier jour” .

Le matin se lèvera, sans aucun doute, précurseur de renouveau.

Guilene B.

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Guilene B.