POUR PARTICIPER AUX CÉLÉBRATIONS DE CE WEEK-END Cliquez ici

Paul

Dans cette série sur les personnages bibliques, j’ai à cœur d’écrire sur l’un des modèles qui m’inspirent le plus, après Jésus bien sûr : l’Apôtre Paul. 

Nous connaissons tous, à quelque chose près, son histoire, mais comment pouvons-nous nous en inspirer ?

En court rappel, Saul (qui deviendra Paul par la suite) est né à Tarse, en Cilicie, quelque part aujourd’hui en Turquie. De confession juive, romain par héritage, sur un fond de culture grecque, et sachant manier l’hébreu et l’araméen, il avait, pour l’époque, absolument tous les avantages pour être un membre reconnu de l’élite pharisienne. 

Doté d’un zèle ardent pour défendre ses valeurs, il devient le traqueur numéro un des disciples de Jésus, les Chrétiens. Il les cherche, les poursuit, pour les tuer et en capturer le plus grand nombre, sans relâche. Jusqu’au jour où il rencontre Jésus, dans le désert, sur la route bien connue de Damas :

“… et tout à coup une lumière brilla du ciel comme un éclair autour de lui. Et étant tombé par terre, il entendit une voix qui lui disait : Saul ! Saul ! pourquoi me persécutes-tu ? Et il dit : Qui es-tu, Seigneur ? Et il dit : Je suis Jésus que tu persécutes.”

Actes 9:3-5

Une rencontre qui le rend aveugle pendant trois jours. 

Ananias, un Chrétien guidé par le Saint-Esprit, le retrouve et le guérit par miracle avec l’imposition des mains. 

Cette expérience sera celle qui le transformera. Il passera du temps auprès de ceux qu’il méprisait tant, et il commencera à partager la Bonne Nouvelle de Christ dans les lieux publics, à travers de nombreux voyages  dans le pourtour méditerranéen, et opérera de nombreux miracles. Ce sont ses écrits qui, aujourd’hui, constituent en grande partie ce livre sacré, le Nouveau Testament. 

Quel témoignage renversant ! 

Alors, qu’est-ce que son histoire peut nous inspirer ?

Notre passé n’est pas un frein pour notre avenir. 

Je ne connais pas votre passé, mais je connais le mien. Celui d’une jeune fille sans foi, qui méprisait les croyants et qui aujourd’hui parle de Jésus à qui veut l’entendre. Ainsi, je peux clairement comprendre ce renversement de situation qu’a vécu Paul, et comme nous devrions tous pouvoir le vivre. 

Parce que si nous sommes chrétiens, c’est que nous aussi, nous avons eu le privilège de faire cette rencontre personnelle qui a bouleversé nos vies. J’en suis émue à chaque fois que j’y pense, quel privilège ! Alors témoignons, que la gloire Lui soit rendue ! 

Et que serions-nous si Paul ne s’était jamais relevé de son passé, se sentant indigne d’accomplir quoi que ce soit ? Nous aurions été privés de ses accomplissements. Ou même encore Moïse, après avoir tué le garde égyptien ? Le passé est passé, le mieux est de se concentrer sur l’avenir et remplir notre rôle, pour bénir le plus grand nombre. 

Nous avons besoin des autres

Sans Ananias, Paul n’aurait pas été guéri ; sans Barnabas, il n’aurait pas été approuvé, et sans les chrétiens avec qui il a passé du temps, il n’aurait pas été façonné.

J’imagine que Paul a dû commettre de nombreuses maladresses à ses débuts, mais remplis de grâce, les Chrétiens plus affermis qui l’entouraient ont dû trouver la patience et l’amour, pour réussir à l’aider à accomplir sa destinée. 

Ce qui m’amène à penser que nous avons sûrement un rôle à jouer dans la course de l’autre. Et l’autre a pour sûr quelque chose à nous apporter aussi en retour. Un travail d’équipe où la gloire de Dieu est le but commun. Alors continuons à nous entraider, à nous encourager les uns et les autres.

Même dans la détresse, Dieu veut nous rendre acteurs de son plan.

L’ultime chose qui me fascine chez Paul, c’est son zèle à toute épreuve. Il est connu qu’il était atteint d’une maladie dont on ne connaît ni l’origine, ni les maux. Certains pensent à une infection aux yeux, d’autres à des crises d’épilepsie … En vrai, nous ne savons pas de quoi il souffrait. Tout ce que l’on sait, c’est qu’il souffrait d’un mal visible.

Il raconte qu’à plusieurs reprises, il a demandé à Dieu de le guérir, mais qu’à travers cette quête, il a développé ce mal comme un outil d’humilité, qui le maintiendra dans une soumission face à la souveraineté du Seigneur. Afin que tout ce qu’il accomplisse soit le témoignage de la puissance de Dieu, et non de sa propre force. 

Trois fois j’ai prié le Seigneur de l’éloigner de moi, et il m’a dit : Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi.

2 Corinthiens 12:8-9

Même à travers cela, son onction était telle que certains malades recevaient la guérison, juste par contact avec des linges qu’il aurait touchés. Impressionnant !

Vous l’avez compris, toute l’histoire de Paul, ce grand frère dans la foi, nous rappelle que Dieu peut et veut nous utiliser pour faire Son œuvre, quoi que nous ayons été, quoi que nous ayons fait, et quelle que soit notre condition actuelle. 

Il a le pouvoir d’agir dans les cœurs et de tout transformer pour Sa gloire. Car ne l’oublions pas, notre première mission est de Le représenter auprès de ceux qui ne Le connaissent pas encore. Alors c’est sûr, nous ne sommes peut-être pas tous appelés à traverser les frontières en prêchant la Bonne Nouvelle comme Paul, mais nous sommes tous appelés à marcher dans les bonnes œuvres que Dieu a préparées pour nous. Alors gardons courage et persévérance pour continuer notre course, en faisant toujours de notre mieux.

À propos de l’auteur

Claire Castellon