COMME TOI-MEME

Dans ce monde où tout est catégorisé, où tout est normé, il est compliqué d’avoir dans son entourage un parent, un frère, une sœur, … un enfant différent.

Que veut dire différent ?

On nous affirme que chacun est un individu à part entière, avec son vécu, ses compétences, sa personnalité… Donc, ne sommes-nous pas tous particuliers ? Tous différents ? 

La société prône la tolérance et l’ouverture à l’autre. Savoir accueillir l’autre tel qu’il est. Mais souvent ce n’est qu’une confession à voix basse.

Car qu’en est-il des faiblesses de chacun ? C’est un mot douloureux dans notre culture !

Pourtant, nous sommes tous imparfaits. Nous avons tous des défauts et des domaines où nous sommes moins bons !

Mais voilà, cette incapacité est plus visible chez certains que chez d’autres. Ce petit truc que la plupart des gens arrivent à faire, eux, ne le font pas. Il a une démarche particulière ; il a des gestes pas tout à fait coordonnés ; il ne peut pas écrire ; il bégaie ; il a un visage particulier ; intellectuellement, il n’apprend pas vite ; il a un bras plus petit ; il a du mal à gérer ses émotions… Tant de choses qui nous « autorisent » à pointer la différence.

Notre prochain, c’est l’autre !

« En effet, toute la loi est accomplie dans cette seule parole : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. »  

Galates 5.14

Jusqu’où sommes-nous prêts à accepter que l’autre ne soit pas comme nous ? Mettons-nous des limites à la différence ? Jusqu’à quel point supportons-nous cette différence chez notre parent ou notre sœur ? En avons-nous honte parfois ? Est-ce qu’il nous arrive de penser « oui, mais là c’est quand même un peu trop » ?

Nous ne sommes pas tous égaux face aux défis de la vie. Le nier serait un refus de reconnaître l’autre. L’admettre, c’est voir l’autre tel qu’il est et l’accepter.

Dieu nous aime sans limite, sans afficher de standards ou de conditions. Apprenons à Lui ressembler. Aimons l’autre, aimons celui qui est proche de nous, aimons celui qui est loin de nos références. Ouvrons nos cœurs et élargissons notre esprit afin d’aimer pleinement les différences de notre prochain.

Comme si c’était pour moi !

Ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites aussi de même pour eux

Luc 6.31

On pense parfois qu’il ne faut pas aborder celui qui est différent pour ne pas le stigmatiser. Or, l’ignorer est une forme de discrimination.

Il faut savoir proposer son aide sincèrement, sans apitoiement ou condescendance. La simple phrase « avez-vous besoin d’aide ? » montre à l’autre qu’on le considère. Et même s’il répond par la négative, il sera content de cette marque d’attention.

Traitons l’autre de la façon dont nous aimerions être traités.  Regardons l’autre de la façon dont nous aimerions être regardés. Estimons l’autre de la façon dont nous désirerions être estimés.

Celui qui agit ainsi, agit selon le cœur de Dieu.

Il sème des bonnes choses pour sa propre vie. Et il trouvera au temps nécessaire, lui aussi, le secours dont il aura besoin.

« Donnez et on vous donnera : on versera dans le pan de votre vêtement une bonne mesure, tassée, secouée et qui déborde, car on utilisera pour vous la même mesure que celle dont vous vous serez servis. »           

Luc 6.38

Guilene B. 

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Guilene B.